Malgré ses 15 titres majeurs acquis, le Suisse ne semble toujours pas rassasié, lui qui court vers un 6ème titre à New York, exploit inédit dans l'ère Open et depuis Bill Tilden en 1925.
En 2h44 de jeu, le Suisse a dominé un Novak Djokovic, toujours aussi méritant mais dépassé dans les moments importants. Mais que faire face à cet ogre de Federer qui s'est qualifié pour sa 21ème finale de Grand Chelem en carrière, sa 7ème de suite sur le circuit ?
S'il a semblé maîtrisable en début de partie, "Rodgeur" n'en est pas moins resté insaisissable. Et pourtant, difficile de dire autre chose tant le démarrage du tenant du titre a été poussif, en raison de quelques absences au service. Avec 21% de premières balles sur sa mise en jeu, le Suisse a un peu surnagé son entame de match, permettant à Djokovic de réaliser le premier break du match... avant que le Serbe ne cède son service sur jeu blanc et une double faute dans la foulée. Cette remise en selle a réveillé Federer qui a attendu le jeu décisif de la première manche pour accélérer.
Le Serbe n'en est ressorti que frustré car il n'a pas eu grand chose à se reprocher, si ce n'est de ne pas être tranchant quand le Suisse se montrait tendre. A l'image du deuxième set qu'il cède sur sa mise en jeu alors qu'il n'a pas eu à défendre une balle de break jusqu'à 6/5.
Le même scénario s'est déroulé dans la troisième et dernière manche sous les yeux d'un Djokovic médusé, lorsque le Suisse s'est procuré trois balles de match d'un passing tweener.
Nole ne pouvait que constater cet état de fait par un rictus forcé : difficile de rivaliser avec cette réussite insolente.
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