Sunday, March 31, 2013

Les publicités (2ème partie)

On continue les publicités avec Mercedes, Crédit Suisse et Jura ...






















Lorsque la publicité est en allemand, la traduction est visible en commentaire dans la plupart des cas.

Saturday, March 30, 2013

Federer sur le toit du monde


En 2005, Andre Agassi, tennisman le plus titré du circuit (8 tournois du Grand Chelem) a le privilège d’affronter Roger Federer, implacable numéro 1 mondial à l’ATP depuis 2004, sur un court pour le moins farfelu ... au sommet  du Burj Al Araba, hôtel de luxe qui domine la baie de Dubaï!

Voilà ces deux immenses tennismen à 212 mètres d’altitude, sur le toit d’un hôtel. Pour une session informelle complètement marketing l’enjeu n’est plus le jeu mais la promotion de l’émirat de Dubaï. L’hôtel a converti pour l'occasion son héliport en court de tennis. La surface choisie est le gazon, où les deux joueurs excellent.


En ce mardi 22 février 2005, Agassi et Federer s’affrontent, alors que l’Open de Dubaï va bientôt s’ouvrir. Coïncidence, les deux joueurs se retrouvent quelques jours plus tard en demi-finale du tournoi.
En quarts de finale, ils ont chacun battu un joueur russe. Federer s’est défait de Mikhail Youzhny, Agassi de son compatriote Nikolaï Davydenko.
De match, il n’y a point dans cette demi-finale, car le Suisse écrase l’Américain en deux sets, 6/3, 6/1. Federer gagnera ensuite l’édition 2005 du tournoi de Dubaï, battant Ivan Ljubicic en finale.





Thursday, March 28, 2013

Masters Cup Shanghai 2006


Roger Federer a rectifié le tir. Tombé l'an passé contre toute attente sous les balles d'un David Nalbandian, exceptionnel rescapé de l'aventure 2005, le Suisse a récupéré son bien en s'octroyant son 3ème titre en Masters Cup, après deux trophées conquis en 2003 et 2004. 
James Blake fait figure bien pâle face au monstre d'efficacité qu'est Roger Federer cette saison. Le Suisse disputait sa 4ème finale de Masters Cup d'affilée, lui qui tient le haut du pavé mondial pour la 3ème année consécutive. Pourtant, l'Américain a réalisé la meilleure saison de sa carrière, avec une 4ème place mondiale, cinq titres en poche pour huit finales, dont une de Masters Series à Indian Wells et une autre, donc, de Masters Cup.

Mais pour ces deux derniers tournois, un homme lui a toujours barré la route. Le même qui l'a battu cinq fois en cinq confrontations et qui lui a fait perdre tous ses moyens à Shanghai. Dès le premier set, on sent un James Blake fébrile. Sans être irrésistible de son côté, Federer ne commet pas les erreurs aux moments stratégiques du match, contrairement à son adversaire qui ne parvient pas à enchaîner des points importants. Le premier set est sans appel : Blake s'incline 6/0 en 26 minutes!
Touché moralement, l'Américain sort la tête de l'eau au 8ème jeu du match en remportant sa première mise en jeu. Ses premières balles se faisant rares, Blake est breaké deux jeux plus tard pour la 4ème fois de la partie. Après une heure de jeu, Federer mène deux manches à rien et a déjà les yeux tournés vers le trophée. 

Avec deux breaks d'avance dans la troisième manche grâce à des passings exceptionnels dont lui seul a le secret, le Suisse perd contre toute attente son service au moment de conclure le match... Mais ce qu'on prenait pour un sursaut de l'Américain se transformera en balle perdue, "Rodgeur" concluant en touchant Blake en plein coeur, sur un jeu blanc. 

Face à un James Blake bridé par l'événement, Roger Federer n'a eu aucun mal à remporter son troisième titre en Masters Cup, son 12ème de la saison, à Shanghai. Le Suisse, numéro 1 mondial, s'impose 6/0 6/3 6/4 et termine l'année avec son 45ème tournoi en poche.  


Federer, égale Thomas Muster avec 12 titres en une saison et rejoint Boris Becker et John McEnroe avec une 3ème victoire en Masters Cup.

"Fed" auteur d'une semaine fantastique, a remporté tous ses matchs en imposant un jeu solide et même Rafael Nadal, vainqueur quatre fois du Suisse cette saison sur ses cinq défaites enregistrées, n'a rien pu faire pour le déstabiliser en demi-finale. Avec sa 92ème victoire de l'année pour cinq revers, Federer redevient le maître de Shanghai. RFH vous fait revivre la folle semaine de "Rodgeur"...

Finale vs Blake: 




SF vs Nadal:





RR3 vs Nalbandian:




RR2 vs Roddick:




RR1 vs Ljubicic :




Federer - Gonzalez Madrid 2006


Roger Federer, humain en début de semaine face à Massu, Söderling et Ginepri, a atteint des sommets à Madrid. Vainqueur d'une finale qui n'a réellement duré qu'un set, face à Fernando Gonzalez, le Suisse peut contempler le 43ème titre de sa carrière tranquillement assis sur l'Olympe du tennis. 43 titres dont 12 Masters Series (six différents).
Pendant 11 jeux, Fernando Gonzalez a tutoyé cet Hercule du circuit ATP. Fort d'un pourcentage honorable de premières balles et appliqué, le Chilien n'avait concédé aucune balle de break avant de servir à 5/6 pour obtenir le droit de disputer un jeu décisif.

La pression est soudainement montée d'un cran. Et les digues ont cédé. Fernando veut trop bien faire et avance un peu trop rapidement au filet. Passé une fois, il décide d'appuyer ses coups en fon de court et oublie les schémas de jeu qui lui réussissent depuis juillet : la patience.
A la deuxième balle de set, sur une seconde balle, Federer monte au filet et smashe. La finale a trouvé son vainqueur. Jouer aussi bien que Federer pendant onze jeux et échouer au moment crucial, Gonzalez ne s'en remettra pas. Le Chilien plie et encaisse onze jeux d'affilée. 7/5 6/1 6/0 soit un deuxième 6/0 en deux matches, le score est sévère mais il reflète bien le fossé qui existe entre le numéro 1 mondial et un prétendant aux Masters. 





Federer - Henman Tokyo 2006


Sur la défensive dès le début de la rencontre, Henman, sur un central balayé par le vent, a été trahi par son service au sixième jeu du premier set, commettant trois doubles fautes pour lâcher son jeu d'engagement, sans parvenir ensuite à convertir ses rares balles de break. 
Au terme de 67 minutes d'une partie à sens unique, Henman, déjà battu 6/3 6/3 par Federer lors de sa dernière finale sur le circuit il y a plus de deux ans et demi (en mars 2004 à Indian Wells), quittait le tournoi sur un coup droit trop long pour offrir au Suisse son 9ème titre de l'année (pour 13 finales sur 14 tournois disputés) et le 42ème de sa carrière. 
En bon n°1 mondial, Roger Federer n'a laissé aucune chance à Tim Henman de lui ravir son premier titre à Tokyo. En s'inclinant en deux sets 6/3 6/3, le Britannique ne sera pas le 3ème homme à battre le Suisse cette saison.
La semaine tokyoïte de Federer n'avait pas toujours été à l'image de cet ultime match. En quart de finale, il avait même frôlé l'élimination face au héros local Takao Suzuki, 1 078ème joueur mondial (victoire 4/6 7/5 7/6)!

Si vous avez le courage de regarder 18 vidéos de 3 minutes chacune..





Wednesday, March 27, 2013

Federer - Roddick US Open 2006 : Deuxième Petit Chelem



Roger Federer bascule dans la légende. En remportant son troisième US Open consécutif, soit un neuvième titre du Grand en dix finales (dont six finales consécutives), son 41ème titre au total, le numéro 1 mondial atteint de nouveaux sommets de l'histoire du tennis. Le Suisse devient en effet le premier joueur à s'imposer consécutivement trois fois à Wimbledon et à L'US Open. Sur son chemin, il retrouvait Andy Roddick pour la douzième fois après avoir triomphé face à Yeu-tzuoo, Henman, Spadea, Gicquel et Blake, et pour une sixième finale consécutive. 
Comme lors de la finale Wimbledon en 2004, Roger Federer a dominé un joueur qui a tout donné sans pouvoir changer le destin de la rencontre. Comme à Wimbledon, Andy s'est montré agressif, volontaire et excellent pendant... deux sets. Le second et le troisième. Pour le reste, il a été en panne de première balle lors de la première manche et débordé par les coups extra-terrestres au quatrième.

Au deuxième, l'Américain prend le service de son adversaire d'entrée. Fort de cette avance et d'un service retrouvé, Andy a fait le spectacle en imposant son rythme à Federer dans une course poursuite épatante. L'Américain résiste et perd son deuxième set de la quinzaine !
La troisième manche part sur les mêmes bases. Roddick repousse le Suisse grâce à des passings courts croisés bien léchés, et des montées au filet toniques. Federer se crispe et concède trois balles de break au cinquième jeu. Le numéro 1 mondial hausse le ton et écarte le danger d'un ace, d'un smash et d'un coup droit limpide. Au sommet de son art au bon moment comme il en a pris l'habitude. Roddick ne se départit pas de son enthousiasme mais Federer ne veut pas redescendre de son nuage. A 6/5, le Suisse crucifie l'Américain d'un passing de revers.
Libéré, "Rodgeur" enchaîne les coups gagnants et chacun martèle le moral de Roddick. Sous les yeux de Tiger Woods, venu rencontrer son alter ego du tennis, le Suisse remporte la partie comme à l'entraînement, en quatre sets, comme à Wimbledon en 2004. Aussi dépité qu'à l'époque, Roddick a le regard dans les chaussettes au moment de récupérer son plateau de consolation. 
Roger Federer, vainqueur d'Andy Roddick en quatre sets 6/2 4/6 7/5 6/1 à Flushing Meadows, a remporté l'US Open pour la troisième fois consécutive et réalise pour la deuxième fois le Petit Chelem. Il devient simplement le deuxième joueur de l'ère Open à disputer les 4 finales du Grand Chelem la même année. Avant lui, l'Australien Rod Laver avait réussi le même exploit (1969). Avec 9 titres, le Bâlois passe en 6ème place sur la liste du nombre de Grands Chelems remportés. A cette période, il n'était plus qu'à 5 succès du record de l'Américain Pete Sampras (14).






Tuesday, March 26, 2013

Federer - Nadal Wimbledon 2006



Battu par Rafael Nadal lors de leurs cinq dernières confrontations, Roger Federer avait de bonnes raisons de commencer à faire un certain complexe d'infériorité face au prodige espagnol mais il lui a suffi de retrouver le court de ses plus grands exploits pour démontrer qu'il demeurait bel et bien le roi de la discipline. 
Impitoyable depuis le début de la quinzaine malgré un tableau piégeux (Gasquet, Henman, Mahut, Berdych, Ančić, Björkman), le numéro un mondial a trouvé les ressources pour finir le travail et rejoindre dans les annales Pete Sampras en décrochant un quatrième sacre consécutif à Londres, à une longueur du légendaire Bjorn Borg.

Roger Federer avait conscience des énormes progrès de Nadal sur herbe et savait qu'il ne pouvait se permettre la moindre baisse de régime face au guerrier majorquin. Soucieux de marquer son territoire d'entrée, le numéro un mondial abordait la finale avec une concentration extrême et récitait au cours de la première manche un tennis d'une autre dimension. Avec 93% de première balle, le Suisse survolait les débats et profitait d'un Nadal, emprunté, pour signer un premier acte sans-faute. L'Espagnol regagnait sa chaise sans avoir marqué le moindre jeu.

Le déroulement du premier set était cependant trompeur. Incapable de se libérer en début de match, Rafael Nadal faisait une nouvelle fois la démonstration de sa formidable rage de vaincre pour évacuer bien vite le stress et montrer sa capacité à bien jouer sur gazon. 
Soudain réglé en retour, plus agressif, le Majorquin prenait la direction des échanges et obligeait Roger Federer à sortir de sa filière.Repoussé derrière sa ligne, le Suisse faisait preuve d'un attentisme coupable, ne se hissant au filet qu'avec parcimonie. Le match prenait des allures de duel de fond de court, domaine dans lequel Nadal excelle. Breaké, Federer pouvait cependant compter sur une première balle toujours aussi peu contrôlable pour garder la tête hors de l'eau et profitait des rares erreurs adverses en fin de set pour s'imposer au jeu décisif. 
Malgré la perte du set, Nadal ne retenait que le positif. Rassuré sur sa capacité à bousculer Federer sur gazon, le Majorquin abordait la 3ème manche le mors aux dents, récitant un tennis impeccable avec 20 coups gagnants pour seulement 3 fautes directes. Incapable de se procurer la moindre balle de break malgré une domination notable, le jeune prodige espagnol ne lâchait pourtant rien et signait un tie-break proche de la perfection qui lui permettait de recoller au score.

Touché moralement, Federer vacillait. Au bord de la rupture, il s'appuyait sur son service implacable pour rester dans le coup. Conscient de ne pouvoir tenir le cadence en fond de court, il s'efforçait à se montrer plus agressif, à monter plus régulièrement au filet pour imposer son jeu. Un changement tactique qui portait ses fruits. Pris à la gorge par un Federer installé à l'intérieur du court, Nadal était mis sur le reculoir, pliait et finissait par craquer. Après 2h50 d'un âpre combat, Federer pouvait lever les bras, soulagé d'avoir enfin repoussé les assauts de son insolent rival. 

Roger Federer demeure le maître incontesté à Wimbledon. Confronté au prodige espagnol, Rafael Nadal, le numéro un mondial a remporté son 4ème sacre consécutif au All England Club et démontré qu'il demeure sans rival sur le gazon londonien en s'imposant en 4 sets 6/0 7/6 6/7 6/3.




Federer - Berdych Halle 2006


Roger Federer-Björn Borg, même combat. Le Suisse a égalé le record du Suédois, soit 41 victoires de rang sur gazon, en mettant dans son escarcelle le tournoi de Halle (record qu'il battra la semaine d'après à Wimbledon en s'imposant au premier tour face à Gasquet) . 
En finale, le numéro un mondial a eu besoin de trois sets pour venir à bout du Tchèque Thomas Berdych.
Roger Federer, triple tenant du titre à Wimbledon mais également à Halle, (avant cette finale), s'est imposé en lâchant une nouvelle fois un set et ne s'est pas totalement rassuré à une semaine du début du Grand Chelem londonien. 

A chaque tour du tournoi néerlandais, le Suisse a laissé filer une manche à ses adversaires (Gasquet, Rochus, Haas et donc Berdych) et a même dû sauver quatre balles de match face au lutin belge en quart de finale avant de se qualifier pour le dernier carré.
Contre Berdych, qu'il avait déjà battu il y a quelques jours en 16ème de finale à Roland-Garros, Federer rentre tout de suite dans le match. 
Il remporte sans coup férir la première manche six jeux à rien mais va laisser revenir le Tchèque dans le 2ème set. Berdych, qui s'accroche pour rester dans la partie, s'offre le luxe de disputer une troisième manche en remportant le tie-break sept points à quatre. 
Federer élève son niveau de jeu pour s'imposer finalement 6/2 dans le dernier set pour remporter une 4ème fois de suite le tournoi de Halle. 

Roger Federer s'est adjugé pour la quatrième fois de suite le tournoi de Halle en battant Thomas Berdych en trois sets en finale 6/0 6/7 6/2.





Monday, March 25, 2013

Federer - Ljubicic Miami 2006



La semaine passée, Ivan Ljubicic avait été balayé par Roger Federer en quart de fijnale du Masters Series d'Indian Wells en ne jouant pas son jeu et en prenant trop de risques. 
En finale du Masters Series de Miami, le Croate est resté lui-même et cela lui a plutôt réussi. A ceci près que Roger Federer est lui aussi resté égal à lui-même, soit le grand maître à jouer du circuit. Soit un joueur qui vient de remporter son 37ème titre ATP, son 10ème Masters Series et qui n'a perdu que deux de ses onze dernières finales consécutives (Halle, Wimbledon, Cincinnati, US Open, Bangkok, Masters Cup, Doha, Open d'Australie, Dubaï, Indian Wells et Miami). 
Les deux joueurs se retrouvaient pour la 12ème fois de leur carrière. Si le Suisse avait dominé le Croate lors de leur six dernières rencontres, ils avaient disputé en tout huit jeux décisifs dont deux dans le même match (Bâle 2003 et Indian Wells 2005). Des duels équilibrés comme ce fut encore le cas à Miami avec trois jeux décisifs.

Sans obtenir la moindre balle de break au premier set, Roger Federer a tenu tête aux immenses services de Ljubicic, sauvé deux balles de break précoces (à 2/1) avant de s'imposer lors du tie-break sur une petite faute en longueur du Croate (6-5) et un ace (7-5). 

Dans la seconde manche, la différence s'est faite sur deux services. Le scénario a été similaire mais aurait pu inverser les rôles. Le Croate a dû sauver trois balles de break pour se retrouver à 4-1 dans le jeu décisif. Une position idéale avec deux services à suivre à 4-3. Mais aucune première balle n'a jailli de sa raquette à ce moment crucial. Six points consécutifs et voilà Federer largement en tête.

Humblement, le capitaine-joueur de l'équipe vainqueur de la Coupe Davis 2005 a tenté de jouer le troisième set comme si de rien n'était. Epatant de puissance et de détermination, Ljubicic a breaké le numéro 1 mondial pour mener 3/1. Une nouvelle fois, la pression a été trop forte. Un jeu criblé d'une double faute au cinquième jeu et de vilaines fautes, et un nouveau coup au moral pour Ivan, débreaké à 3/3.
Quelques jeux blancs plus tard, les deux hommes s'élancent dans un troisième jeu décisif. Le Suisse prend l'avantage sur une double faute de son adversaire, une nouvelle fois sur un revers mal centré (4-2). A 5-3, il claque un ace sur une seconde balle ! Mais le courageux Ljubicic recolle à 5-5 et obtient même sa première balle de set du match à 6-5, service Federer.

Le sang-froid défaillant ou simplement la malchance sur trois ou quatre points (sur 349 joués) ont coûté le match à ce grand gaillard surprenant qu'est Ivan Ljubicic. Son jeu direct et robuste est encore trop dépendant de sa première balle face à un adversaire tel que Federer. Les montées au filet du héros croate, si elles se sont améliorées au fil de la partie, ne lui permettent pas de bousculer tactiquement ces rivaux. 
Le grand maître, invaincu aux États-Unis lors de ses huit derniers tournois (soit 49 matches, sa dernière défaite remonte à Cincinnati 2004) a confirmé que la gestion des moments forts d'une finale intense reste très importante.
"Rodgeur", qui n'a perdu qu'un set revient vite aussi sur le palmarès de Pete Sampras. Le numéro 1 mondial a déjà battu le nombre de semaines passées consécutivement au sommet du classement ATP (102 pour Sampras, 111 pour le Suisse), il ne lui manque à ce moment plus qu'un titre en Masters Series pour en obtenir autant que l'Américain (11; il l’égalera plus tard dans l'année aux Masters Series de Toronto). 

Comme l'an dernier, Roger Federer a remporté les deux premiers Masters Series de l'année. Pour sa 5ème finale en autant de tournois en ce début d'année 2006, le Suisse a battu Ivan Ljubicic, en trois sets accrochés, tous conclus par un jeu décisif, en finale du tournoi de Miami (7/6 7/6 7/6). 




Sunday, March 24, 2013

Federer - Blake Indian Wells 2006


Gonflé à bloc, James avait tout misé sur une tactique assez simple : faire jouer la rapidité de ses coups sans céder du terrain. Cela lui a assez bien réussi quand il a eu la confiance nécessaire pour reprendre la moitié de ses coups en demi-volée en fond de court, mais cela lui aura été finalement fatal sur l'ensemble de la rencontre. 

L'entame de match a pourtant été éblouissant. Le Suisse manque de régularité pour se sentir à l'abri de ses rivaux. Cela s'est vérifié lors de la première manche de cette finale. Federer recule et concède deux fois de suite son engagement. Mené 1/4, le Suisse fait le dos rond. Après un changement de côté, James revient sur le court peut-être trop décontracté.
Comme Srichaphan la veille, Blake ne verrouille pas son jeu et laisse filer quelques points trop facilement. A 4/3, il sert pour protéger son dernier break d'avance. Sur le premier point, il loupe une volée haute de coup droit facile. Il lâche sa raquette au sol de dépit et le match bascule. La pression change de camp et l'outsider commet des erreurs énormes, notamment au filet. A 6/5, Federer est en tête au score pour la première fois du match. Blake ne le sera plus jusqu'à la fin du match.

Le Suisse a retrouvé son rythme au service, avec notamment un 100% de points réussis sur ses secondes balles au deuxième set, et placé le tombeur de Nadal dans une position impossible : prendre encore plus de risque. Comme tant d'autres avant lui, Blake a donc logiquement "explosé" dans les deux derniers sets.

Quant à Roger Federer, consciencieux pendant dix jours malgré une alerte au 2ème tour face à Olivier Rochus, il a su maîtriser ses quatre derniers adversaires avec un aplomb formidable. La défaite subie devant Nadal à Dubaï reste donc encore dans toutes les têtes faute de revanche, mais le Suisse semble imperméable au doute. 
Aux portes du désert californien, Federer décroche son troisième titre consécutif à Indian Wells, son 36ème sur le circuit et son 9ème Masters Series (Hambourg trois fois, Canada, Indian Wells trois fois, Cincinnati et Miami) en battant James Blake en trois sets 7/5 6/3 6/0. Cette finale permettra à l'Américain de rentrer dans le Top 10 la semaine suivante.






Saturday, March 23, 2013

Federer - Baghdatis Australian Open 2006



Pour sa deuxième finale à Melbourne, Roger Federer n'a pourtant pas joué le meilleur tennis de sa carrière. Malmené par la fougue et l'enthousiasme de Marcos Baghdatis pendant deux sets, le Suisse a puisé dans ses ressources pour faire basculer la rencontre en sa faveur. 

Dans une ambiance chaleureuse, où le public australien, bien aidé par le "kop" chypriote, a rendu hommage aux efforts de l'outsider du jour, Roger Federer a mis longtemps pour trouver ses marques. Irrégulier en coup droit, pas assez efficace à la volée, le Suisse a plutôt subi l'échange, gêné par la profondeur de balle de son adversaire. Breaké une première fois sur la première balle de break de Marcos (2/3), Roger est intervenu immédiatement (3/3), mais cet avertissement n'a pas suffi.
A 5/5, sur des secondes balles, Baghdatis appuie ses retours et Federer flanche en coup droit. Incroyablement solide en première balle depuis le début du tournoi, le tombeur de Stepanek, Roddick, Ljubicic et Nalbandian, fait trembler le numéro un mondial en ravissant le premier set en 43 minutes. 

Le scénario ouvre des perspectives inattendues d'autant plus que la deuxième manche débute par un nouveau break du Chypriote (0/1). Roger joue pourtant un peu plus juste mais cela ne suffit pas. A 0/2, sa première balle ne le met pas à l'abri de deux balles de double break ! Baghdatis ne serre pas le jeu en retour et s'éparpille. Il perd le jeu et le suivant sur son engagement (2/2). Mais le vrai tournant du match se situe un peu plus tard. Federer a été convaincant au service. A 6/5, le héros de l'Académie Mauratoglou tient trois balles de jeu décisif à 40/0.
Un relâchement coupable et le voilà assommé, quand, sur la première balle de set, le juge de chaise annonce faute une attaque de coup droit jugée bonne par le juge de ligne. Les "bonnes vibes", s'éloignent, et le poids des exploits arrachés pendant quinze jours pétrifie le bouillant Marcos.

Le numéro 1 mondial, soudainement remis sur les rails, retrouve des statistiques de vainqueur au service (16 fautes directes au 1er set, 13 au second puis 4 au 3ème set...). Baghdatis, victime de crampes dans le quatrième set, a encaissé onze jeux de suite. Brisé par la perte de la seconde manche, il n'a pas eu la force de profiter des erreurs de Federer, à nouveau en difficulté dans l'échange au milieu du set. 
La logique est donc une fois de plus respectée, mais l'hégémonie de Federer est plus fragile que jamais. Usé nerveusement par la bataille et une quinzaine plus éprouvante que d'habitude (4 set contre Kiefer et Davydenko, un match en cinq sets face à Haas et avant des victoires contree Mirnyi, Mayer et Istomin ), Roger n'a perdu le contrôle de la situation qu'au moment de recevoir la Coupe.

Bousculé par le Chypriote Marcos Baghdatis pendant deux sets, Roger Federer a remporté son septième titre du Grand Chelem. Le Suisse a maîtrisé la fougue de son adversaire et contrôlé la fin de partie pour s'imposer 5/7 7/5 6/0 6/2. Avec sept titres du Grand Chelem, il égale entre autres John McEnroe et Mats Wilander.





Les publicités (1ère partie)

Federer est un joueur mondialement connu et reconnu pour son palmarès. Les sponsors se l'arrachent et RFH vous propose de découvrir ou redécouvrir les publicités dans lesquelles figurent le Maitre.
Petits florilèges avec pour commencer les publicités pour ses équipementiers Nike et Wilson ainsi que Lindt ... A suivre
































Friday, March 22, 2013

Federer humilie Gaudio

Shanghai 2005: Roger Federer inflige un historique 6/0 6/0 à Gaston Gaudio en demi-finale de la Masters Cup pour s'adjuger une 14ème victoire de rang en Masters Cup (invaincu depuis 2002). L'Argentin, épuisé par son duel face à Gonzalez la veille, est le premier à subir un tel score à ce niveau de la compétition.

L'Argentin avait pourtant une tactique en tête: bousculer son invincible adversaire dans la diagonale revers. 
Si les premiers échanges du premier set auraient pu lui donner raison, Gaston a malheureusement tout gâché par une avalanche de doubles fautes (4 lors de son premier jeu de service). 
Sans forcer, Roger a poursuivi son chemin dans la plus totale décontraction.
Le numéro 1 mondial remporte ainsi, en moins de cinquante minutes, sa 35ème victoire de rang cette saison, soit sa 81ème victoire au total pour seulement trois défaites. Il est à une victoire du record de John McEnroe.

En finale, Federer s'inclinera néanmoins face à un autre Argentin, David Nalbandian en 5 sets 6/7 6/7 6/2 6/1 7/6 après avoir menée 2 sets à 0.

En 2005, Federer remporte au total onze tournois, comme en 2004, dont quatre Masters Series et deux tournois du Grand Chelem. Il reste une nouvelle fois numéro un mondial toute l'année, en ne subissant en tout que quatre défaites (soit 95,3 % de victoires).




Thursday, March 21, 2013

Federer - Murray Bangkok 2005



Le plus impressionnant chez Roger Federer restera toujours son jeu. Mais un coup d'oeil sur ses statistiques n'est pas inutile pour mesurer l'ampleur de la domination actuelle du Bâlois sur la planète tennis. 
En battant Andy Murray en finale du tournoi de Bangkok, qu'il enlève pour la deuxième année de suite, il a signé le 77ème succès de sa saison, en 80 matches. Un ratio ahurissant, avec lequel même le très prolifique Rafael Nadal ne peut rivaliser.
Toujours invaincu depuis Roland-Garros, où il avait précisément subi en demi-finales la loi de Nadal, Federer a gagné ses 31 derniers matches, soit la plus longue série victorieuse depuis celle de Thomas Muster, voilà dix ans (35). Même le record absolu de l'ère Open, établi en 1977 par Guillermo Vilas, ne semble plus inaccessible. Cette année-là, l'Argentin avait enchaîné 46 victoires consécutives.

Plus impressionnante encore est peut-être l'invincibilité du numéro un mondial en finale. Avec titre en jeu, il n'a plus connu la défaite depuis le tournoi de Gstaad, en juillet 2003. Depuis, il a enlevé 24 finales, la dernière en date ce dimanche, où Andy Murray s'est pourtant avéré une victime peu consentante, en dépit de la fatigue accumulée la veille lors de son combat face à Srichaphan. 
Breaké dès son premier jeu de service sur une double-faute, le jeune Ecossais de 18 ans ne put jamais combler son handicap, écartant même deux nouvelles balles de break à 4/1. Federer enlevait finalement cette première manche sur une dernière volée de coup droit gagnante 6/3. Le second set fut nettement plus disputé, Murray parvenant à prendre pour la première fois la mise en jeu du Suisse, pour revenir à 3/3.
A quatre partout, Federer laissait filer une première opportunité, mais dans le 11ème jeu, il fit la différence avant de conclure sur son engagement. 
Le Maitre a encore frappé: 31ème victoire de rang, 24ème finale consécutive sans défaite, 11ème titre de la saison, Roger Federer a encore affiché sa supériorité en finale de Bangkok. Le Suisse a dominé le Britannique Andy Murray en deux manches 6/3 7/5. 

Voilà désormais "Rodgeur" nanti de 33 titres depuis le début de sa carrière, dont 11 en 2005, soit autant que la saison dernière. C'est également la première fois que Federer remporte cinq tournois de suite (Halle, Wimbledon, Cincinnati, US Open et Bangkok). 
Andy Murray restera néanmoins comme l'autre grand gagnant de la semaine thaïlandaise. Arrivé à Bangkok avec une wild card, l'Ecossais a atteint sa première finale, lui qui n'avait jamais dépassé les quarts. Grâce à sa finale, il rentra autour de la 80ème place mondiale alors que quelques mois avant, il naviguait autour de la 250ème. L'Ecossais a fait du chemin depuis ce jour...




Federer - Agassi US Open 2005


Il y a plusieurs façon de rentrer dans l'histoire d'un sport : exceller, être spectaculaire et posséder un palmarès. A 35 ans, Andre Agassi a déjà tout accompli. A 24 ans, Roger Federer était sur le point de le dépasser. 
Federer a d'abord du passer par Ivo Minář, Fabrice Santoro, Olivier Rochus, Nicolas Kiefer, David Nalbandian et Lleyton Hewitt pour atteindre sa deuxième finale à New York.
Cette 125ème finale de l'US Open débuta sous le soleil entre le Suisse Roger Federer, tenant du titre, et l'Américain Andre Agassi, qui fêtait sa 20ème participation à l'épreuve.

Premier à servir, le numéro 1 mondial partait à la défense de son titre en frappant d'entrée ses premières balles.
Comme prévu, chaque point et chaque jeu de l'Américain provoquaient une réaction enthousiaste des 23 000 spectateurs. En même temps que l'ombre gagnait sur le court, Federer donnait le rythme à la rencontre. Mais le vétéran répondait parfaitement aux frappes aussi soudaines qu'efficaces de Federer, cédait sa première mise en jeu pour se retrouver mené 4 à 2. Puis 5/2, sur un nouvel ace.
Sur quelques accélérations savamment distillées dans le jeu suivant, le vainqueur de Wimbledon s'offrait même trois balles de sets, parfaitement annihilées par Agassi. Le Kid de Las Vegas en sauvait encore quatre dans le jeu suivant avant de finalement céder sur la 8ème occasion (6/3).

La deuxième manche ne tardait pas à faire exploser le public. Après avoir remporté le jeu initial, Andre Agassi faisait d'abord le break sur la première de ses deux occasions sur un coup droit croisé et sauvait ensuite trois balles de break pour se donner enfin un peu d'air (3/0). La partie s'équilibrait véritablement avec notamment une résistance exemplaire d'Agassi, également capable de mener l'échange pour contraindre le Suisse à la faute. Un ace confirmait le break pour se retrouver à 5 jeux à 2. Et c'était même deux balles de sets que Agassi obtenait sur le service adverse. Et la deuxième était la bonne avec un revers de Federer stoppé par la bande du filet (6/2). Après 1 h 07 min de jeu, le compteur était remis à zéro.

L'une des certitudes de cette rencontre était que Federer rencontrait plus de difficultés que lors de sa victoire expéditive de l'an passé face à l'Australien Lleyton Hewitt (6/0 7/6/ 6/0).
Et au moment où les deux joueurs parvenaient à tenir leur service sans problème (2/2), Agassi faisait un break opportun pour prendre la tête du match pour la première fois de la rencontre. Répit de courte durée puisque Federer répliquait immédiatement (4/4). A 5/4 en sa faveur, l'ancien numéro 1 mondial pouvait compter sur une "ola" enflammée. Il en fallait plus pour déstabiliser le Suisse, qui s'offrait quatre balles de break à 5 jeux partout.
Mais les deux hommes se rendaient coup pour coup et Agassi s'en sortait provisoirement grâce à un service gagnant pour conserver l'avantage alors que l'ambiance devenait de plus en plus chaude. Embarqué dans un jeu décisif, Federer, comme souvent dans les moments importants, haussait son niveau de jeu et empochait la manche sur un retour gagnant (7 points à 1).

Pour Agassi, les données étaient maintenant simples. Pour repartir avec son troisième trophée new yorkais, il lui fallait gagner son quatrième match consécutif en cinq manches. Mais les choses s'engageaient mal puisque l'Américain lâchait sa première mise en jeu pour se retrouver avec un déficit de 3 jeux. Et les jeux et les points défilaient avec le héros national qui prenait l'eau. Grâce à deux aces, Federer se retrouvait à un jeu de son deuxième titre consécutif sur les courts new yorkais (5/0).
Et cinq points plus tard, il s'offrait sa première balle de match. Pour son baroud d'honneur, Agassi se jetait encore dans la bataille pour sauver l'honneur. Mais le jeu suivant, Federer conservait son titre et son invincibilité depuis sa demi-finale perdue à Roland-Garros. 

Malgré un excellent Andre Agassi, Roger Federer conserve son titre à l'US Open, en remportant son sixième titre du Grand Chelem en quatre sets 6/3 2/6 7/6 6/1. A 24 ans, le Suisse demeure invincible après 23 finales consécutives sur le circuit. Il bat le record de Sampras sur dur (35 victoires de rang).





inspiré d'Eurosport

Federer - Roddick Cincinnati 2005


Andy Roddick a toujours le mot pour rire. Battu une dixième fois par Roger Federer pour la cinquième fois consécutive en finale d'un tournoi, l'Américain a fait savoir au public de Cincinnati qu'il ne s'habituait pas à la situation et qu'il en avait "marre de féliciter" Roger. 
Cette fois-ci, Andy, toujours armé de bonne volonté et d'une première balle canon, a tenté quelque chose de nouveau : se jeter à l'assaut du filet le plus rapidement possible. Une tactique qui a très vite montré ses limites. Incapable de contrôler la balle en retour et à la volée, l'Américain a concédé son engagement à 2/3 sur une double faute, puis une deuxième fois à 6/3 pour le set.

Dans la seconde manche, Andy n'a pas abdiqué. Toujours aussi enthousiaste, Roddick a dominé son adversaire pendant un jeu, le temps de breaker le numéro 1 mondial (à 3/2). Ensuite, Roger a brutalement élevé son niveau de jeu pour débreaker dans la foulée et mettre la barre définitivement trop haut. A 5/6, service à suivre, la tête de série numéro 5 du tournoi fait appel au kiné pour une douleur au pied droit.

De retour sur le court, Federer profite de la coupure pour bousculer la belle mécanique américaine au service. Roddick n'y est plus et perd une finale de plus face à un joueur hors du commun, qui n'a pas encore atteint son meilleur niveau sur dur...

Après une semaine difficile, Roger Federer domine donc en 1h14 et deux sets 6/3 7/5 l'Américain Andy Roddick en finale du Masters Series de Cincinnati. 


Note : A ce moment de l'année, Roger Federer et Rafael Nadal avaient remporté neuf titres chacun. Gaston Gaudio suit avec cinq titres.




Federer - Roddick Wimbledon 2005


Deuxième année consécutive que Fed et Roddick se retrouve à se state de la compétition  après avoir éliminé Paul-Henri Mathieu, Ivo Minář, Nicolas Kiefer, Juan Carlos Ferrero, Fernando González et Lleyton Hewitt et le scénario a été le même pour le Suisse.

Vainqueur pour la troisième fois d'affilée à Wimbledon, rejoignant ainsi les mythiques Borg et Sampras, Roger Federer s'est offert, à 23 ans seulement, un cinquième titre du Grand Chelem en remportant un 36ème match d'affilée sur gazon ! 

Le numéro 1 mondial a remporté par la même occasion une 21ème finale consécutive, record absolu, devenant également le premier joueur de l'ère Open à s'imposer dans ses cinq premières finales disputées en Grand Chelem. 
Battu en demi-finale lors des deux premiers Majeurs de la saison, le protégé de Tony Roche a frappé un grand coup, malgré la grosse fatigue qu'il avait ressentie après Halle. Au sommet de son art, Federer écrit sa légende avec maestria.
 

L’Américain y croyait. Mais la revanche de la finale de l'an passé a tourné à la correction pour Andy Roddick. Le protégé de Dean Goldfine, sans réponse face à la démonstration de Roger Federer, a concédé sur le Centre Court une neuvième défaite en dix confrontations contre le Suisse. Dominé dans tous les compartiments du jeu, le Texan n'a toutefois pas grand chose à se reprocher au terme de cette défaite en trois sets 6/2 7/6 6/4. Son illustre adversaire était tout simplement intouchable. Mais cela n'arrange pas les affaires de Roddick, toujours en quête d'un premier titre du Grand Chelem depuis l'US Open 2003. 


Highlights:




Match entier: 




Wednesday, March 20, 2013

Federer - Safin Halle 2005


A une semaine de Wimbledon, Roger Federer a remporté son 3e titre d'affilée à Halle sur herbe en battant Marat Safin en trois sets. Le Suisse s'impose en deux heures de jeu face au Russe qui s'incline pour la 7ème fois face au numéro un mondial.

C'est la troisième année consécutive que le numéro un mondial remporte ce tournoi, à une semaine de Wimbledon, épreuve du grand chelem. Invaincu depuis 29 rencontres sur gazon, Federer a ainsi pris sa revanche sur Safin qui l'avait battu en demi-finale de l'Open Australie à Melbourne.

Federer a donné rapidement le ton en menant 3 à 0 dans le premier set. Mais le Russe a profité de quelques erreurs inhabituelles du numéro un mondial pour revenir au score avant de s'incliner finalement 6/4.
Le Suisse a continué de mener avec un jeu d'avance dans le deuxième set, tandis que Safin s'en est pris à plusieurs reprises à l'arbitre, notamment après avoir manqué une balle de break. Mais le Russe l'a emporté au jeu décisif 7/6. 
Federer a repris le dessus en réalisant le break dès le début de la troisième manche (2/1) et conservé son avance, avant de pousser un cri de joie après sa victoire.

Invaincu depuis 29 rencontres sur gazon, le Suisse s'est imposé pour la septième fois dans les neuf rencontres qui l'ont opposé au Russe, mais aucun des matches ne s'était joué jusqu'ici sur gazon.
Le Suisse semble être de plus en plus dans son jardin sur l'herbe allemande de Halle: après un premier tour sans éclat face au Suédois Robin Söderling, il avait battu en deux sets secs ses trois derniers adversaires. 

Favori pour le tournoi de Wimbledon qu'il avait remporté en 2003 et 2004 dans la foulée de ses deux victoires à Halle, le numéro un mondial s'impose donc en 2 h 03 min 6/4 6/7 6/4.



Federer - Gasquet Hambourg 2005


Pas de surprise à Hambourg. Bousculé par un jeune homme sorti des qualifications à Monte-Carlo, lors de son premier tournoi sur terre battue, Roger Federer a appliqué avec une grande maîtrise la tactique préparée pour l'occasion. Pour sa première finale de Masters Series, Richard Gasquet, encore une fois issu des qualifications (soit deux matches de plus que son adversaire), ne pouvait plus compter sur l'effet de surprise.

Solide dans l'échange, le Français a pourtant été pris de vitesse dès le deuxième jeu de la rencontre. Breaké, il n'a jamais pu revenir au niveau de Federer, agressif en permanence. Ponctué d'un revers boisé dans le public (plus précisémment dans les bras de Boris Becker), ce premier set a glissé des doigts du Français qui a même eu trois balles de débreak à 2/5.
Sans montrer de signes de fatigue ou de frustration, le Biterrois a débuté le second set tambour battant. Solide sur son engagement, il a poussé Roger dans ses derniers retranchements et obtenu deux balles de break, en vain, à 1/0 et 2/1. Il ne faut pas rater ce genre d'occasions. La superbe du Tricolore a pâli en fin de set. A 5/5, Federer profite d'un coup de fatigue pour convertir sa première balle de break en set ! Touché au moral, Gasquet a en effet cédé 5/7.

L'écart entre les deux joueurs n'est pas immense quand débute la troisième manche. L'Helvète gère à la perfection les hauts et les bas de Gasquet qui n'arrive pas réellement à rentrer dans le court, à quelques exceptions près. Federer est moins agressif, mais sans perdre le contrôle de la situation. Il joue juste sans prendre de risques exagérés. En confiance après un second set délicat, il peut lâcher ses coups et espérer un effondrement de son jeune rival. Tenace, ce dernier a offert une superbe résistance. 

Cette dernière manche, spectaculaire et indécise, n'a d'ailleurs vu aucun break. Il a fallu attendre un ultime jeu décisif pour voir le travail de sape de Roger Federer payer. Après avoir débreaké une fois, Richard s'incline sur une nouvelle attaque de coup droit violente. Roger Federer a dominé Richard Gasquet en trois sets en finale du Masters Series de Hambourg 6/3 7/5 7/6.


Triple vainqueur à Hambourg en 2002, 2004 et 2005, Roger remporte aussi son troisième Masters Series de l'année (Indian Wells, Miami, Hambourg), son sixième titre en 2005 (dont Doha, Rotterdam, Dubai).


Tuesday, March 19, 2013

Federer - Nadal Miami 2005

Miami 2005: Match de titan entre Roger Federer et Raphaël Nadal. Le numéro 1 mondial helvète a dû batailler pendant 3 heures et 43 minutes, après avoir été mené deux sets à rien, pour venir à bout de l'Espagnol, qui disputait à 18 ans et 10 mois la première finale d'un Masters Series de sa carrière.
 

Sans complexe face à un adversaire qu'il avait battu l'année dernière sur ce même tournoi, Nadal remportait les deux premiers sets et menait 4 jeux à 1 dans le troisième, avant de fléchir. Federer revenait pour contraindre l'Espagnol à jouer un jeu décisif dans ce troisième set et Nadal s'inclinait après avoir mené 5 points à 4.

Accusant le coup, Nadal lâcha prise dans le quatrième set. Une baisse de régime dont profita Federer pour se reprendre. La tête de série numéro 1 breaka l'Espagnol et s'imposa 6/3 en une demi-heure sans concéder une seule balle de break dans le quatrième set.
Le cinquième set, face à un adversaire à plat qui multipliait les fautes directes, était complètement à l'avantage de Federer qui s'imposait 6/1. 
Le Suisse Roger Federer remporte donc ce Masters Series de Miami en battant en finale Rafael Nadal en 5 sets 2/6 6/7 7/6 6/3 6/1.
Avec sa première victoire à Key Biscane, le Suisse aligne sa huitième victoire en neuf tournois depuis l'US Open. Son seul faux pas depuis six mois remonte à la demi-finale de l'Open d'Australie en janvier, une défaite contre le Russe Marat Safin, futur vainqueur à Melbourne. En demi-finale, Federer avait battu l'Américain Andre Agassi, sextuple vainqueur américain de l'épreuve.






Federer - Hewitt Indian Wells 2005


Comme un symbole, c'est par un 15ème ace, assorti d'un jeu blanc, que Roger Federer a conclu une finale à sens unique, bouclé en 1h52, s'imposant par la même occasion pour la 7ème fois d'affilée contre Hewitt 6/2 6/4 6/4. 

Coté statistiques, vous allez être servis!
C'est le 26ème titre de sa carrière pour Federer. Il n'a perdu aucune des 17 finales qu'il a disputées depuis octobre 2003 et, rappelons le, remporté quatre des six derniers tournois du Grand Chelem. C'est aussi la septième victoire de Federer en huit tournois depuis l'US Open, soit 41 victoires pour une seule défaite. 

Son seul faux pas depuis six mois remonte à la demi-finale de l'Open d'Australie en janvier, une défaite contre le Russe Marat Safin, futur vainqueur à Melbourne.
La finale opposait non seulement les deux premiers du classement mondial, pour la première fois depuis la finale Agassi-Sampras de 1995, mais aussi les vainqueurs des trois dernières éditions du tournoi californien: Federer en 2004, Hewitt en 2002 et 2003.

Enfin, dernière statistique, et autre preuve de sa domination sans partage sur le tournoi californien, Federer, vainqueur l'an dernier en finale du Britannique Tim Henman, 6/3 6/3, n'a pas perdu un seul set au cours des deux dernières éditions.
Le seul joueur à s'être approché d'un tel exploit a été le Croate Ivan Ljubicic, battu en 8e de finale à l'issue de deux tie-breaks. Outre Hewitt, Canas et Ljubicic, les autres victimes du Suisse dans ce tournoi ont été l'Américain Mardy Fish, le Luxembourgeois Gilles Muller et l'Allemand Nicolas Kiefer, en quart de finale.





Monday, March 18, 2013

Federer - Ljubicic Rotterdam 2005


Janvier 2005, Federer et Ljubicic se retrouvait en finale du tournois de Doha et Roger s'imposait facilement 6/3 6/1 face au Croate.
Un mois plus tard, bis repetita: les deux joueurs se retrouvent en finale de Rotterdam pour le titre en terre Hollandaise.

La finale entre les deux joueurs a été disputée et le suspens fut au rendez-vous.
Plus puissant notamment au service, Ljubicic trouva la faille le premier pour s'imposer 7/5 au premier set.
Le deuxième set a été aussi indécis que le premier avec un Croate qui met souvent en difficulté Federer sur son service. Cependant, Roger prend des risques et parvint à breaker son adversaire pour s'adjuger la deuxième manche 7/5.
La dernière manche a été du même niveau que les précédentes puisque les deux jioueurs ont du se départager au tie break. Federer commença mal puisqu'il a été rapidement mené 4-2 avant de se ressaisir. Plus solide et plus inspiré dans les moments décisif, Fed l'emporte finalement 7-5 et s'adjuge son deuxième trophée de la saison.

 
Très court résumé (seule vidéo que j'ai trouvé) :




La beauté du tennis

Wimbledon 2008: Federer affronte au premier tour le Slovaque Dominik Hrbaty, joueur de tennis assez méconnu du grand public. 
Mené dans leur confrontation (2-0), Federer réussit pour la première et unique fois à s'imposer 6/3 6/2 6/2 en réalisant un match solide. La rencontre a été ponctuée de beaux échanges mais Roger Federer Highlights a décidé de mettre en avant la sportivité de Hrbaty et l'humour du public londonien.

En effet, à 5/2 pour "Rodgeur" dans l'ultime manche, lors du changement de coté, le Slovaque décida de s'assoir à coté du Suisse et ainsi "tailler une bavette" durant une petite minute. Le public a apprécié et RFH aussi! 

Ce bon moment fut suivi d'une personne du public qui s'écria "Donne lui une chance Roger!". Les deux joueurs en rigolèrent et Federer eut du mal à continuer le jeu...

Note: Hrbaty est le seul joueur à avoir un ratio positif contre Federer et Nadal et a atteint la 14ème place mondiale en 2000.